Le décideur qui n'a pas prononcé le mot "réseau" ces derniers mois vit probablement sur une île déserte. Je parle bien entendu des réseaux business, qui éclosent et fleurissent tout autour de nous. Depuis les réseaux virtuels comme Viadeo ou Linkedin, aux réseaux d'entraide comme Entreprendre, en passant par ceux qui s'occupent d'échanges d'infos, comme les DCF, le MEDEF ou la CGPME, nos opportunités de tisser autour de nous une toile d'araignée efficace augmentent à une vitesse surprenante.
Au point que beaucoup d'entrepreneurs que j'ai eu l'occasion de rencontrer lors de ces rencontres viennent avec une théorie simple : il suffit de participer pour que le business tombe! Et si ça "ne tombe pas", c'est que ce réseau ne vaut pas le coup.
Voilà pourquoi je préfère largement l'expression anglaise : Networking, qui a le mérite de clarifier au moins un concept simple :
work = travail --> c'est du boulot!!
Et donc pour ceux qui désirent réellement obtenir un retour sur leur implication dans un réseau, qu'ils sachent que cela demandera au préalable un investissement parfois conséquent. C'est dans le réseau d'affaires BNI (Business Network International) que le slogan est clair : Qui donne reçoit! La trentaine de groupes qui fonctionne déjà en région parisienne permet à des décideurs de se rencontrer TOUTES LES SEMAINES, dans un but affiché : développer leurs ventes grâce au bouche à oreille. Et en attendant que la province démarre, j’ai pu récemment, grâce à des conférences que j’ai animées, conjointement avec la Société Générale et Place des Réseaux, découvrir combien en régions un dynamisme de « réseautage » est déjà lancé ; et ne demande qu’à s’épanouir, probablement encore plus vite qu’en IDF (où les transports constituent un frein aux rencontres récurrentes).
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’un des « guests » du dernier Congrès des DCF (Dirigeants commerciaux de France) qui s’est déroulé à Toulouse, est Alain Bosetti, le patron de Place des Réseaux (et fondateur du salon des Micro Entreprises)
Et ce n’est probablement pas une coïncidence de noter que les séances de formation au networking, prodiguées par Coach Europ, sont de plus en plus demandées par des PME, qui souhaitent que leurs forces commerciales renforcent l’effet parrainage, afin de faciliter leurs efforts de prospection
Vous le savez, pour que vous recommandiez un prestataire auprès de l’un de vos clients, il faudra que ce prestataire ait rempli les conditions « CCS »
- Connaissance : qu’avez-vous compris de son business, de son apport, à quoi ses services et produits servent, en qui ils sont différents, voire meilleurs
- Confiance : ce n’est pas parce que quelqu’un m’affirme être un bon professionnel que je le croirai sur parole ; d’où la notion d’investissement temps, de références, de preuves, bref, tous ces points qui me rassureront sur le sérieux de mon interlocuteur. N’oublions pas que lorsque nous recommandons une entreprise, nous mettons notre propre crédibilité en jeu. Si cela se passe bien, cela retombe positivement sur nous. En cas contraire…
- Stimulation : pourquoi dois je faire l’effort de mettre quelqu’un en avant ? Peut être parce qu’il m’a rendu service, m’a apporté une info ou une intro, m’a permis de faire une affaire, ou m’a dépanné quand j’en ai eu besoin. C’est une phrase qui est dite autant par Alain Bosetti dans ses formations réseau (que je recommande) que dans les groupes BNI (j’anime Gonesse dans le 95 !) : Soyez Généreux
Et pour ceux qui ne sont pas encore partis en vacances, la prochaine rencontre Cap Avenir Réseau se tiendra au BIZEN, 111 rue Réaumur (coin Rue Montmartre, Métro Bourse) le 16 Juillet entre 17h30 et 20h. Bizarrement on y parlera réseau… Les inscriptions sont ouvertes !
Franck Fiszel
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