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A vous qui vous interrogez régulièrement sur le profil type pour devenir ou rester entrepreneur, ou tout simplement qui jugez hâtivement vos prospects ou clients dirigeants de boite : mais de quoi sont ils donc faits?
Après m'être gratté la tête; il me semble que, pour réussir, un – bon - patron a besoin d'une constitution appropriée
- Jongler entre les obligations administratives, juridiques, financières, sociales, techniques, humaines, commerciales, managériales, et bien sûr familiales, au quotidien , requiert beaucoup de tripes en toutes circonstances (voire autre chose, mais évitons le sexisme…)
- La conjoncture est, comme les clients, les fournisseurs et la concurrence, aussi instable qu’ imprévisible, donc toujours plus difficile que prévu ; un patron « moyen », qui supporte déjà des coûts multiples, encaisse également de nombreux coups, bas ou tordus ; son foie doit être particulièrement bien accroché !
- Et puis il prend des risques, cet énergumène. D’abord car cent fois par jour il faut décider, privilège du responsable, et qui dit décision dit ouverture aux critiques. C’est tellement plus facile de démolir, et commenter perfidement, comme tout collaborateur ou spectateur dit normal : « moi, à sa place, j'aurais agi différemment … ». Pour rester en 1ère ligne, surmonter les - normales- hésitations, donc se placer en butte aux frustrations ou au négativisme de son entourage, et malgré tout garder le cap, avoir de l’estomac est vital autant qu’indispensable
- Pourtant un patron réussit, dans la majorité des situations, à faire fonctionner cette alchimie si extraordinaire qu’est une entreprise , et les personnalités qui la composent. Car des caractères, autour de lui, il y en a. C’est même la particularité des boites qui marchent. Gérer les talents, révéler les compétences, freiner les exaltations tout en encourageant ceux qui manquent de confiance, tout cela serait impossible sans un vrai cœur, à l’écoute et à l’ouvrage. J’entends parfois des salariés mécontents (pléonasme) se plaindre de l’indifférence, voire de la dureté de leur boss. C’est vrai, beaucoup d’entre ces patrons ne savent pas toujours comment féliciter, comment consacrer un peu plus d’attention personnalisée à leurs équipes (il y a des formations pour cela, message personnel). Mais le cœur « grand comme cela » qu’a la majorité d’entre eux n’attend qu’un prétexte pour se révéler encore plus
Alors, vous qui froncez les sourcils, et qui vous tenez le menton de façon perplexe, avant d'espérer que certains , avec les chevilles qui enflent, passent la main , pensez plus à ces poids qu’ils ont sur leurs épaules. Vous traînerez moins les pieds en venant travailler ou les solliciter. Sans langue de bois!
Franck Fisel
discutons-en : le blog de Franck Fiszel
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